Bon. ça fait presque deux heures qu'on tourne en rond dans Lille, et ça commence un tout petit peu à m'agacer. Lizzie dit qu'on aurait du partir plus tôt. On est parties à NEUF HEURES ET QUART ! Six heures du mat', ça aurait allé ?
Lizzie : Là ! Une place !
Moi : Alléluia !
Vois le côté positif des choses.
Moi : Lequel ?
Lizzie : Tu es au point côté chansons.
Depuis une heure et quelques, j'écoute en boucle "Zimmer 483" J'aime bien, mais je ne comprends rien aux paroles. Lizzie dit que c'est normal, les Th sont allemands ! Comment pourrais-je le savoir ?
Lizzie : C'est bon, n'est casées. On va faire la queue ?
Moi: Oui, les guichets ouvrent à...
Lizzie: ... 17 heures.
Moi : Tu es au courant qu'il n'est pas midi ?
Lizzie : Mais ooooouuuuuiiii !
Elle m'attrape par la manche et me tire jusqu'au zénith. La file d'attente est si longue que je desespère y entrer un jour. Des tas de fille au regard vague sont enroulées dans des couvertures et ont des sandwiches avec elles. Lizzie s'assoit dans un coin isolé et joue avec son portable. Comme je n'ai rien de mieux à faire, je fais pareil.
DE LIZOU : SLT BELOT, C LA + BEL DAY DE TA VI ?
Je répond très lentement. JE tape très lentement, en général, je n'arrive jamais à ma souvenir de où sont les lettres. Lizzie me donne un coup de coude et je répond :
De : BELLOTTE : PAS POUR LINSTANT
Et on joue ainsi avec notre portable jusqu'à ce que ma baterie me lâche. Je suiss sur le point de de mourrir d'ennui quand...
Voix : Mon dieu ! Ils sont là !!!!
Lizzie : Bellotte, ils sont là ! T'as du papier ? Un stylo ?
Moi : J'ai un stylo, mais pas de papiers. Juste mon journal, et pas touche, capish ?
Lizzie : Okay ! File le stylo !
Je lui donne, et elle court avec les autres jusqu'à leurs idoles. Je ne la vois plus, et je ne vois pas non plus les Tokio Hotel. Les vigils tentent de faire reculer les fans hystériques et moi avec, même si je ne suis pas fan, et encore moins hystérique.
Et ça pousse, ça avance, ça recule et patatras. Je me casse la figure, et tous le monde me marche dessus. Et flûte, mon cahier ! Je le cherche des yeux. Les vigils font reculer tous le monde ( sauf moi qui ait le culs par terre et les doigts en bouillis ) Une main se tend vers moi, un main de garçon. Je l'attarpe, de mauvaise grâce.
??? : Est-ce que ça va ?
Moi : Oui, oui, parfaitement.
Il a un drôle d'accent. Je me retourne et part à la recherche de Lizzie. Elle est adossée à une barrière et chantonne "Spring Nicht". J'ai un sursaut. Mais oui, le grçon avait un accent allemand ! Lizzie m'a raconté que beaucoup d'allemands ( et d'allemandes ) suivaient les concerts en France. Ou alors c'était quelqu'un du groupe ? Non, impossible !
Moi : Lizzie, comment est Bill ?
Lizzie : Troptroptrop beau !
Moi : Lizzie...
Lizzie : Bon, okay ! Il a des cheveux noris, un piercing à la langue et un au sourcil, un tatouage à la nuque, un sur le bassin et un sur le bras. C'est bon ?
Moi : Oui, oui... Et les autres membres du groupe ?
Lizzie : Gustav a les cheveux courts, blonds et a souvent une casquette, Georg a les cheveux bruns et les yeux verts et Tom est le jumeaux de Bill, il a... ohmondieu ! Les guichets ouvrent !
La dessus elle m'attrape par le bras et me pousse dans la file d'attente...
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Point de vue : Tom.
Je sors du van et comme d'habitude, une folle dingue hurle "Ils sont là". Nous sommes alors assaillis pr ces fanatiques. Les vigils essaient de les repousser, mais elles s'accrochent. Elles attrapent les pieds de Bill et il manque de se casser la figure.
Moi : Un jour, on va y passer !
Bil : Oui, je confirme. On pourrait croire que nos gardes du corps nous protège des terroristes ou autres, mais ils nous protègent de nos fans !
Moi : Tué par les personnes qui nous adorent ! ;-)
Le vigil nous fait signe d'avancer. Il n'y a plus personne, à part une fille par terre qui semble chercher quelque chose des yeux. JE lui tends la main, et elle la prend sans hésiter.
Moi : Est-ce que ça va ?
Elle : Oui, oui, parfaitement.
Puis elle s'éloigne. Il est étrange que ce soit les personnes qui ne cherchent pas à attirer votre attention, quil'attirent... A terre, je remarque un cahier rouge à l'inscription dorée : "Journal de Julia Johns". Julia Johns.
Je le range dans ma poche et suis les autres membres du groupe dans le zénith.
Voilou, le prochain chapitre, dans 10 coms, a+ et vive Tokio HOtel